Clemenceau

 

puce  Clemenceau

France - 2012 - Couleur - 83 minutes

1917. D’abord c’est l’année terrible. Celle où les hommes se révèlent. Rien ne va, l’ennemi menace Paris. Les alliés sont battus sur tous les fronts. L’armée française se révolte. Le pouvoir politique est impuissant. C’est l’année où les gouvernants vont chercher l’homme qu’ils détestent, pour son intégrité, sa puissance, son refus du compromis : Clemenceau. Une enquête menée en 1924 par une jeune journaliste québécoise nous fait découvrir ce personnage complexe, hors du commun. Georges Mandel, le général Mordacq, Georges Wormser, parmi ses collaborateurs mais aussi Raymond Poincaré, Aristide Briand parmi ses adversaires, sans oublier son complice Claude Monet se retrouveront dans ce film, alors que des archives traitées de manière originale nous font plonger dans les années 1917 – 1924

puce  Clemenceau – Equipe

Production : Jacques KIRSNER, Marie-Claude SELLIER-MASSON, Anaïs GARAUD, Salima MARBOUH, Nadège RANSAU, José MONTES, Lydia MONTES, Roxane OESLICK

Coproduction : Euro Media France – Isabelle GILET

Diffuseurs : France 3 – Anne HOLMES, Paule ZAJDERMANN et Pierre MERLE

Auteur : Serge BERSTEIN - Avec la collaboration de Jacques KIRSNER

Partenaires financiers : CNC - TV5 Monde – Christophe ASSEZAT

Réalisation : Olivier GUIGNARD

Documentaliste : Anne CONNAN

Musique originale : Olivier NEVEUX

Casting : Okinawa

Régie : Martial MAGNIER

Image : Pascal LAGRIFFOUL

Son : Bernard BOREL

Costumes : Céline GUIGNARD-RAJOT - Malika KHELFA

Maquillage : Nathalie LOUICHON

Coiffure : Ariane CHASSAIGNE

Décoration :Wouter ZOON

Monteur : Thierry BRUNELLO

Electricité : Stéphane BOURGOIN

Machinerie : Romain RICHÉ

Attaché de Presse : Luc ADAM – JEM Productions

Photographe : Ulrich LEBEUF – JEM Productions et France 3 - Vincent PANCOL

puce  Clemenceau – Casting

Didier BEZACE
Monia CHOKRI
Marc CITTI
Thierry GIBAULT
Grégory GADEBOIS
Albert DELPY
Jacques BONNAFFÉ
Pascal ELSO
Daniel MARTIN
Laurent MANZONI
Wilfred BENAÏCHE
Philippe DUCLOS
Jean-Yves GAUTIER
Gérard CHAILLOU
Leslie CLACK
Jacques BRUNET
Odile COHEN
Jean-François VLÉRICK
Bruno FLEURY
Jean-Claude DURAND
Frédéric ANDRAU
Eric VIELLARD

Arno CHEVRIER
Mathieu SIMONET
Dimitri MICHELSEN
Jean-Charles LENOEL
Franck DURET
Manu COUDREC
Olivier DEVILLE
Julien MEZENCE
Pierre PORQUET
Philippe LOUSSIER
Thomas JUSTINE
Maia ARNAULD
Eléonore HENDRICKS
Sandrine BECQUART
Françoise GRANDCOLIN
Johnny ARRIOLA
Sophie BUIS
Bob Ferry
Maud NIVOLLE
Joëlle TOURNEUR
Robin PETILLAULT
Cédric CIROTTEAU

puce  Clemenceau – Voir

puce  Clemenceau – Tout le reste

"Il ne s’agissait évidemment pas de faire un téléfilm sur la vie de Georges Clemenceau (1841-1929). Trop longue, trop pleine, trop dense. L’exhaustivité étant impossible, il a fallu faire un choix. Il fut arrêté sur 1917, « l’année de tous les dangers », comme le signale Jacques Kirsner, producteur et coscénariste, avec l’historien Serge Berstein, du téléfilm. L’année où la guerre s’enlise, où les alliés sont battus sur tous les fronts, où l’ennemi menace Paris. La France est au bord du gouffre, le pouvoir politique impuissant. Le président Poincaré demande alors à Clemenceau – qu’il n’aime pas mais dont il admire la force morale – de prendre la présidence du Conseil. Le Tigre accepte, force son gouvernement avec essentiellement des proches et figures obéissantes. Il a 76 ans, la force d’un lion et les conviction patriotiques chevillées au corps. FIGURE HISTORIQUE ET PERSONNAGE ROMANESQUE Clemenceau veut une victoire militaire. Il n’est pas homme de concession et méprise les négociateurs, les partisans, comme Joseph Caillaux, d’une « paix blanche ». « C’est un homme de caractère qui rompt avec les arrangements, souligne Jacques Kirsner. Et cet homme du XIXe siècle, cet homme de la Révolution Française va s’imposer comme le seul capable de faire triompher le France. » Figure historique, Clemenceau a aussi l’étoffe d’un personnage romanesque. Grand séducteur de femmes, républicain acharné et intransigeant avec les valeurs qu’elle défend, il est aussi un tribun magnifique. Ses discours à l’Assemblée nationale soulèvent des applaudissements dignes d’une vedette de music-hall. Le téléfilm d’Olivier Guignard ne se prive d’ailleurs pas d’en livrer quelques-uns. Du pain bénit pour les scénaristes que ces envolées devant les députés, puisqu’en distiller des extraits suffit à créer l’émotion ! Clemenceau, qui débute en 1924, dans les pas d’une journaliste canadienne de 24 ans, Charlotte Beauséjour (Monia Chokri) venue à Paris pour écrire un livre sur le « Tigre », se construit sur des allers retours entre ces années folles et celles qui ont précédé. C’est donc à travers le regard de cette jeune fille que l’on découvre Clemenceau et les personnes qui le connaissent et le côtoient. Ainsi rencontre-t-on Raymond Poincaré (Jacques Bonnaffé) ; Pétain (Daniel Martin), alors commandant des armées ; Georges Mandel (Marc Citti), chef de cabinet de Clemenceau ; Claude Monet Albert Delpy) ; Léon Blum (Philippe Duclos) ; le Général Foch (Jean-Yves Gautier)… Tous ceux qui permettent de préciser le trait, de dessiner un caractère, de définir un homme. Dans le rôle-titre, Didier Bezace est superbe, qui ramène Clemenceau à hauteur d’homme, nous évitant la figure de commandeur qu’il aurait été aisé de lui affubler. Quant à Guignard – avec l’aide du directeur de la photographie Pascal Lagriffoul -, il signe une mise en scène d’une grande élégance qui mêle l’intime et le collectif, fond les images d’archives dans la fiction sans avoir l’air d’y toucher. Rien, dans son téléfilm, ne laisse penser à un film historique. Cette histoire-là est celle d’aujourd’hui. Vive, alerte, prenante. Véronique Cauhapé ." LE MONDE